Thales Air Defence, filiale du groupe d’électronique professionnelle Thales, a annoncé au comité central d’entreprise (CCE) son intention de supprimer quelque 400 emplois sur la période 2006-2007, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
"Le 9 décembre 2005, lors d’une réunion du comité central de Thales, la direction a annoncé un nouveau projet de suppression de 430 emplois pour les années 2006 et 2007", indique la CFDT dans un communiqué.
Contactée par l’AFP, la direction a précisé qu’il s’agissait de "357 postes potentiellement en difficulté à l’horizon 2006-2007", ajoutant qu’un accord-cadre, signé la semaine dernière avec les partenaires sociaux, devait permettre d’éviter tout licenciement.
Selon Gilbert Heuvelin, délégué syndical central CFDT, ce chiffre avancé par la direction prend en compte 70 embauches et ne comprend pas les transferts d’employés, d’où la différence entre les deux chiffrages.
Par ailleurs, la direction "a confirmé un projet de transfert de l’activité radars de Bagneux (Hauts-de-Seine) et de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vers le site de Limours (Essonne)", cette opération conduisant "à la fermeture du site de Conflans", précise la CFDT, une information confirmée par la direction.
Rappelant qu’un plan en cours prévoit déjà 440 suppressions d’emplois (voir l’information : SEISME SOCIAL : PLUS DE 800 EMPLOIS EN JEU - Le groupe THALES, programme de nouvelles suppressions d’emploi. ), le syndicat indique que "sur une période de trois ans (2005-2007), la direction entend donc supprimer 870 emplois, soit plus d’un tiers des effectifs de l’entreprise".
Ces choix "découlent d’un seul objectif : augmenter la marge pour satisfaire l’appétit des actionnaires", écrit-il.
Thales Air Defence, spécialisée dans les radars électroniques de défense et les systèmes d’armes, emploie près de 2.000 personnes réparties sur cinq sites : Bagneux (Hauts-de-Seine), Fleury-les-Aubrais (Loiret), Limours (Essonne), Rouen et Conflans-Saint-Honorine (Yvelines).