Jean-Louis Borloo va expérimenter "dans les jours qui viennent" un "contrat de transition professionnelle", qualifié de "révolution", pour aider les salariés licenciés à retrouver un emploi, annonce-t-il dans un entretien à La Tribune à paraître lundi.
Interrogé sur la "sécurisation des parcours professionnels" que le Premier ministre doit évoquer lundi avec les partenaires sociaux, le ministre de la Cohésion sociale affirme que Dominique de Villepin veut "avancer concrètement sur ce point".
"Il faut absolument qu’un salarié privé d’emploi ne vive pas cette période comme un traumatisme mais plutôt comme une mutation vers un nouvel emploi ou un nouveau métier", estime M. Borloo.
"C’est l’objet du contrat de transition professionnelle (CTP) que nous allons expérimenter dans les jours qui viennent dans six sites pilotes : Saint-Dié, Vitré, Morlaix, Valenciennes, Toulon et Charleville-Mézières", annonce-t-il.
Concrètement, un salarié licencié signera, dans son bassin d’emploi, "avec une structure publique à déterminer — un groupement d’intérêt public par exemple —", un CTP qui "lui assurera quasiment la même rémunération que son ancien salaire", explique-t-il.
Au cours de cette période, il bénéficiera d’une formation "et sera appelé à exercer son activité auprès d’entreprises privées ou d’organismes publics", poursuit-il.
Le CTP sera "financé par les Assedic, qui verseront à l’organisme public l’indemnisation chômage qu’aurait dû percevoir le salarié licencié et par les entreprises faisant appel aux prestations du titulaire du CTP".
"En cas de dépassement, c’est l’Etat qui prendra en charge", indique-t-il sans plus de précisions.
Selon M. Borloo, il s’agit d’une "révolution", car c’est "la fin de l’époque où seul le contrat de travail stricto-sensu assurait une certaine protection".
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articles de la Tribune du 12 décembre 2005
la dépèche de Reuters
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