La société informatique AMCC, à qui IBM avait transféré une partie de ses effectifs et de ses activités de recherche développement en 2003, a annoncé mardi en comité d’entreprise la suppression de 45 postes sur les sites de Corbeil-Essonnes et de Sophia-Antipolis, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.
"IBM sous-traite ses licenciements à la compagnie AMCC France", filiale de la société américaine AMCC (Applied Micro Circuits Corporation), ont dénoncé dans un communiqué commun les syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT, UNSA, FO, SNA (syndicat maison) du site IBM de La Gaude, près de Nice (Alpes-Maritimes).
"Le comité d’entreprise d’AMCC a annoncé mardi la suppression de 45 postes en France, soit près de la moitié des effectifs", a expliqué à l’AFP Dominiquee Clerico, secrétaire CFE-CGC du CE d’IBM La Gaude. "Cela touche une activité de recherche-développement vendue par IBM à la société américaine AMCC pour près de 300 millions de dollars, alors que nous avions mis en garde contre le caractère peu pérenne de cette entreprise", a-t-il ajouté.
"IBM avait transféré un premier lot de 50 de ses salariés français le 8 décembre 2003, suivi en décembre 2004 de 50 autres personnes", ont expliqué les syndicats, qui craignent que "les suppressions de postes soient réalisées sous formes de licenciements".
Dès mars 2005, les syndicats et le comité d’entreprise d’IBM La Gaude avaient saisi le tribunal de grande instance de Grasse, pour dénoncer ce transfert d’activité et de personnel d’IBM vers une entreprise économiquement "très fragile". "Le tribunal a condamné IBM et donné raison aux représentants des salariés, mais IBM ayant fait appel, la décision de justice est restée sans effet. La cour d’appel d’Aix-en-Provence doit se prononcer sur le fond le 8 décembre.