Thomson : un parachute de plomb pour les salariés
Thomson, qui est toujours à la recherche d’un directeur général depuis la démission du Pdg Franck
Dangeard, est en train de restructurer son activité silicones, qui emploie 330 salariés dans le monde.
Un comité européen aura lieu les 2 et 3 juin ainsi que les 17, 18 et 19 juin au sujet entre autre de
cette restructuration. Le cabinet Syndex a été désigné comme expert.
Thomson a décidé de décaler les augmentations de salaire d’une partie de son personnel (les cadres
du top management ne sont pas concernés !) du 1er avril au 1er juillet (ce qui lui permet
d’économiser 2,2 millions d’euros) une somme quasi égale à celle du parachute doré touché dans le
même temps par l’ancien directeur général du groupe Thomson lors de son départ (2,6 millions
d’euros). Le personnel a du mal à le digérer et la CFDT a obtenu que ce décalage salarial soit annulé
pour les mensuels.
La CFDT se prépare à attaquer les négociations sur la GPEC avec un esprit de défense des intérêts des
salariés pour leur permettre de se former tout au long de leurs carrières.
Par ailleurs, à Thomson Grass Valley France, la CFDT renégocie avec les autres syndicats l’accord 35
heures. La Direction veut supprimer la moitié des jours de RTT. La CFDT et les autres syndicats ont
déclenché une grève en réponse le 28 mai (jour de négociation de ces 35 heures) sur les trois sites
(Brest, Rennes et Conflans).
Enfin, à l’usine d’Angers, les salariés ont été dispensés de travail, par manque de charge, deux jours
en avril, cinq en mai et le seront à nouveau cinq jours en juin aux frais de Thomson, compte tenu du
fait que la direction du travail n’a pas donné son aval à ce chômage partiel.