« Sincérité ».
C’était sans doute le dernier acte de Denis Gautier-Sauvagnac. En dépit du boycott des Fédérations CGT et CFDT de la métallurgie, du fait du scandale financier qui frappe le patronat de la branche depuis trois mois, l’UIMM a signé un accord salarial, vendredi, avec trois autres syndicats : la CGC, FO et la CFTC. Le texte prévoit une revalorisation de 2,3 % des salaires minimaux garantis pour les ingénieurs et cadres du secteur en 2008. Un record depuis 2002, s’est félicitée la CGC. FO-métaux a « remercié Denis Gautier-Sauvagnac pour les années où il a conduit sincèrement les négociations au niveau de la branche (...), dans l’intérêt des salariés et des entreprises ». Quant à « DGS », il a profité de l’occasion pour répéter ce qu’il avait écrit début décembre aux syndicats : « Il n’y a jamais eu à l’UIMM de corruption ou d’achat de signatures syndicales dans les années écoulées ». « La sincérité des accords passés dans la branche ne saurait donc être entachée », a-t-il souligné.