Quelque 900 salariés de Hewlett Packard, dont 560 réunis dans
une sorte de « class action à la française », se sont pourvus ces
derniers mois devant cinq conseils de prud’hommes pour obtenir
le paiement par leur entreprise de primes depuis 2001.
Selon
un communiqué d’une intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC,
le groupe informatique « a remis en cause en nature et en valeur
une prime collective de participation aux bénéfices qui était
versée régulièrement » entre 1962 et 2000. « Cette prime n’était
jamais inférieure au montant d’un demi-mois de salaire, ce qui
constituait un usage ».
Dans
un jugement du 14 juin 2006, la Cour de cassation a reconnue la
demande pour quatre salariés qui n’avaient reçu aucune prime
en 2001, et jugé qu’une telle prime « ne pouvait être supprimée
sans une information individuelle des salariés ».