La direction du fabricant de téléviseurs TTE, né en 2004 d’un mariage entre le chinois TCL et le français Thomson, a annoncé un plan social, qui devrait entraîner la suppression la quasi-totalité des emplois en France, soit plus de 200, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
"La direction a rencontré les partenaires sociaux jeudi à Boulogne-Billancourt et leur a présenté en comité central d’entreprise un projet de restructuration, avec un plan de sauvegarde de l’emploi (plan social, ndlr)", a affirmé à l’AFP une source proche du dossier.
Selon Laurent Oger, élu au CCE de TTE, le plan prévoit une "cessation progressive d’activité". 253 emplois sont concernés, selon lui, dont "200 à Boulogne-Billancourt et 53 à Angers".
Selon la source proche du dossier, "il y a forcément des collaborateurs qui vont rester, pour maintenir une activité à Angers dans le cadre du contrat de sous-traitance avec Thomson".
"La direction négocie avec les syndicats", a-t-elle ajouté.
Thomson, qui a gardé la propriété de l’usine d’Angers, qui emploie 610 salariés, dont 350 qui travaillent comme sous-traitants pour les activités de TTE, est lié à TTE par un contrat de sous-traitance jusqu’en 2009.
TTE est en charge de la commercialisation et de la distribution des téléviseurs fabriqués dans cette usine.
Afin de respecter son contrat avec Thomson, "TTE, qui a une usine en Pologne, va passer un certain nombre de charges de Pologne sur son usine d’Angers", selon la source proche.
Chez Thomson, on a indiqué "négocier pour le maintien d’une charge sur l’usine d’Angers".
dépèche AFP