L’usine Thomson du boulevard Gaston-Birgé est au coeur des inquiétudes des élus du Grand-Angers. La direction de l’entreprise vient rencontrer aujourd’hui les présidents de l’agglo et du conseil général.
Le courrier d’inquiétude des élus et de la chambre de commerce a porté. L’entreprise va rencontrer Jean-Claude Antonini, puis Christophe Béchu au conseil général.
Voilà un courrier qui aura porté. Et vite. La lettre, cosignée par les présidents de la région, du conseil général, de l’agglo et de la chambre de commerce, exprimant leurs inquiétudes et celles des 630 salariés de Thomson quant à la pérennité de l’usine angevine, a fait réagir la direction de l’entreprise dès hier.
Jean-Claude Antonini, le président de l’agglo, l’a annoncé hier soir aux élus du Grand-Angers. A la suite de ce courrier, la direction de Thomson a souhaité rencontrer les signataires. Et sans attendre. Jean-Claude Antonini et Christophe Béchu, le président du conseil général, la recevront dès aujourd’hui, mais faute d’avoir pu trouver un horaire commun dans leurs agendas, l’un après l’autre. Le premier recevra les responsables de Thomson à 13 h 30. Sans doute avec Joël Blandin, le président de la chambre de commerce.
Développer les « éco-activités »
Cette annonce tombait bien, puisque le président de l’agglo avait prévu d’ouvrir la séance de ce jeudi soir par une communication et un débat sur la situation socio-économique et le rôle de la collectivité pour faciliter l’accueil d’entreprises. Ceci, précise Jean-Claude Antonini, dans le cadre « d’un nouveau modèle de développement », qui ne soit pas de la croissance à tous crins. Le mot est lâché : vive le développement durable.
Les efforts de l’agglo pour l’emploi ont été rappelés. 88 entreprises ont été créées en 2005, et 1 100 nouveaux emplois décidés (plus 850 de janvier à septembre 2006). Sur la période 2000-2005, ce sont 6 500 emplois nouveaux qui ont été créés. « Le bassin d’emploi est dynamique. »
Dans les mutations économiques que connaît l’agglo, aux dépens de l’industrie, le tertiaire marche bien. Il compense bien plus que les pertes du secteur industriel. « A développer », invite le président. En s’intéressant en particulier aux « éco-activités ». Et, au passage, il a tenu à souligner « le poids de l’économie sociale et solidaire » dans le Grand-Angers : 1 280 entreprises, employant plus de 20 000 personnes.
Alain BODY.
ouest france du 13/10/2006