Leur salaire médian,
niveau qui sépare la moitié la
moins bien payée de la mieux payée,
s’établit à 52 000 e en 2004.
Les filières de formation influent
fortement sur les salaires
En 2004, les 10 % d’ingénieurs les
mieux payés ont perçu un salaire
brut annuel de plus de 100 000e, et
les 10 % les moins bien payés une rémunération
inférieure à 31 000 e.
L’école de sortie et le niveau d’expérience
professionnelle expliquent en
grande partie ces écarts.
Le choix de l’école de formation se
révèle en effet déterminant. « Un
ancien élève de Polytechnique, des
Mines ou de Centrale a deux fois plus
de chances d’occuper un poste de
PDG ou de directeur général qu’un
ingénieur diplômé d’une autre école
», relève l’étude.
L’investissement
dans une formation complémentaire
peut être rentable si elle a une orientation
appliquée :
un diplôme de gestion
en plus du diplôme d’ingénieur
permet un gain de salaire de 5,6 % ;
un deuxième diplôme d’ingénieur
- obtenuen France donne 2,9 % de salaire
en plus
- et 3,7 % s’il est acquis à
l’étranger.
L’expérience professionnelle
joue aussi un rôle important.
Le
salaire d’un ingénieur ayant plus de 25
ans d’expérience professionnelle correspond
ainsi à plus du double du salaire
d’un débutant. Les années d’expérience
supplémentaire ont
cependant une influence de plus en
plus faible sur le salaire au fur et à
mesure du déroulement de la carrière.
D’autres facteurs contribuent à accentuer
les écarts salariaux entre ingénieurs.
Il y a d’abord les inégalités
de rémunération liées au sexe. Le
salaire brut annuel moyen des femmes
ingénieurs a été en 2004 de 45 500 e
contre 62 800 e pour les hommes,
soit un salaire inférieur de 27,6 %
pour les femmes. Une part de cet écart
tient à des effets de structure. Les
femmes ingénieurs sont en moyenne
plus jeunes que leurs homologues
masculins et occupent moins souvent
les plus hautes fonctions hiérarchiques.
À caractéristiques identiques,
les inégalités persistent néanmoins :
une femme touche 6,8 % de moins
qu’un homme.
Banque et assurances sont les
secteurs les plus rémunérateurs
Autre élément influant sur le niveau
de rémunération, le secteur d’activité.
« Les ingénieurs les mieux rémunérés
sont ceux dont l’activité
s’éloigne le plus du métier traditionnel
d’ingénieur », indique l’étude. Le
secteur bancaire et celui des assurances
sont les plus rémunérateurs,
avec un salaire 10,3 % plus élevé
que dans la fabrication et la construction
équipements.
En revanche, ceux
qui travaillent dans les secteurs publics
et nationalisés sont les plus mal
lotis. Enfin, la taille de l’entreprise
et les fonctions que l’on y exerce ont
aussi un rôle important sur le niveau
de salaires.
Les PME de moins de 20
salariés offrent des rémunérations inférieures
de 12,6 % par rapport aux
entreprises privées de plus de 2 000
salariés. Au sein de l’entreprise, les
fonctions les plus rémunératrices sont
la direction générale et les activités
commerciales (technico-commercial,
marketing et vente), juste devant
les fonctions administratives et financières.
Source : INSEE, Insee première n° 1054, décembre
2005 (
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Liaisons Sociales Quotidien du 27 décembre 2005