Aujourd’hui 15 décembre, suite à l’interpellation de la CFDT sur ce sujet, la Direction explique qu’elle a répondu à une question de l’AFP faisant suite à un communiqué de la CGT qui annonçait un tel projet. Elle ajoute que ce sujet n’est pas d’actualité, car il n’y a aucun projet industriel nouveau et qu’aucune négociation n’est programmée.
Cela entraîne des interrogations graves :
Si ce sujet n’est pas d’actualité, pourquoi la Direction en fait-elle état publiquement ?
La Direction n’espère-t-elle pas, par ces annonces, créer un climat d’inquiétude qui lui soit favorable pour la suite ?
Sur le fond, la FGMM - CFDT conteste l’analyse de la Direction quand elle préconise un retour à 40 heures pour réduire le coût horaire et maintenir l’emploi industriel. En effet, si le coût horaire était un handicap en France, la négociation de 2004 à Vénissieux n’aurait eu aucun sens, la différence des coûts entre la France et la République Tchèque étant de 40% ; les investissements seraient allés directement en République Tchèque alors qu’ils sont bien aujourd’hui à Vénissieux, avec un montant plus important que prévu initialement et le maintien du site et des emplois.
C’est pourquoi, si cette logique était confirmée par la Direction, la CFDT s’y opposerait.
Le maintien de l’emploi industriel en France passe par d’autres moyens. La CFDT saurait faire des propositions en ce sens, y compris pour pérenniser une durée du travail qui laisse du temps pour soi et soit favorable à l’emploi.