Annie Jolivet, économiste, analyse les différences culturelles entre France et Japon :
« Pour les salariés français, partir tôt est un dû »
Au Japon, 77,5 % des hommes et 47,3 % des femmes de 55 à 64 ans travaillent. La Finlande a un taux d’emploi des 55-64 ans de 50,9 % et la Suède de 69,1 % (1). En France, ils ne sont que 37,3 % à avoir un emploi. Selon une étude du Cereq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications), 90 % des annonces d’emploi ciblent les 25-40 ans...
Question de politique d’emploi mais aussi de culture, explique Annie Jolivet, économiste à l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales), qui vient de collaborer au livre les Mutations de l’emploi en France (La Découverte).
Comment expliquer des taux d’emploi des seniors si différents entre la France et le Japon ?
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Un bon filon pour l’intérim
A Levallois-Perret, une agence s’est spécialisée dans les seniors.
Le nombre de seniors ayant recours à l’intérim a augmenté près de deux fois plus vite que l’ensemble des intérimaires en France en 2004. Les plus de 55 ans en retraite depuis janvier 2005 sont désormais autorisés à reprendre une activité à condition que le cumul nouvel emploi + pension ne soit pas supérieur à leurs revenus d’actifs. Les agences d’intérim ont senti le bon filon, certaines s’en sont fait une spécialité, comme Actif senior plus à Levallois-Perret.
L’agence francilienne propose des missions courtes pas plus de 70 heures par mois à un public de retraités exclusivement. Créée fin août, elle compte déjà 7 000 inscrits. « 60 % des appels que nous recevons proviennent de retraités qui expriment leur besoin de retravailler, pour des raisons financières souvent, car, quand on touche une retraite de 700 euros et qu’on a encore des enfants à charge qui suivent des études supérieures, on a du mal à joindre les deux bouts », explique Christophe Hugues Loriot, directeur général d’Actif senior plus.
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L’accord sur l’emploi des seniors
en attente de signature
La négociation entre partenaires sociaux sur l’emploi des seniors est terminée. Les organisations syndicales consultent leurs instances pour prendre position.
La dernière séance de négociation sur l’emploi des seniors s’annonçait difficile, elle a été laborieuse. En effet, débutée le mercredi 12 octobre à 17 h 30, elle s’est achevée le jeudi 13 à 3 heures du matin.
Le projet d’accord qui en résulte, « amendé et amélioré par rapport à sa version précédente » selon l’avis de la délégation CFDT (1), est maintenant ouvert à la signature des partenaires sociaux, jusqu’au 10 novembre. En ce qui concerne la CFDT, c’est le Bureau national qui prendra cette décision, lors de sa session des 9 et 10 novembre, après avoir entendu les fédérations et les Unions régionales qui se seront exprimées lors du Conseil national confédéral des 18, 19 et 20 octobre.
Chacun soupèse donc le “ pour ” et le “ contre ”.
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Un abécédaire des idées reçues et des discriminations
Sorti début septembre, L’Abécédaire de l’indifférence de notre camarade de lutte Gérard PLUMIER commence à faire parler de lui à l’occasion des négociations sur l’emploi des seniors. Voici la chronique du Monde, suivie d’entretiens pour Libération et Le Télégramme.
Un livre écrit comme un cri d’alarme pour lutter "contre l’indifférence qui règne". Dans son livre Chômage Senior sous-titré "Abécédaire de l’indifférence", Gérard Plumier, 54 ans, ancien responsable d’un centre de formation, au chômage depuis juillet 2001, dénonce l’exclusion des seniors (qui ne concerne plus seulement l’ensemble des quinquagénaires mais aussi les quadragénaires) du marché du travail.
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