Cette vente, dont les conditions n’ont pas encore été communiquées, provoque la méfiance des 300 salariés du site, spécialisé dans la transformation du verre pour l’industrie automobile.
En 2005, Rioglass avait repris le site à Thomson Vidéoglass dans des conditions très avantageuses. Aussi, la CGT dénonce une opération de « chasseurs de subventions », visant à réaliser « des dividendes aux frais du contribuable ». Le groupe espagnol avait en effet bénéficié, lors de la reprise de l’usine, d’aides du groupe Thomson, de l’Etat, de la région Ile-de-France ainsi que de l’Union Européenne. Le syndicat s’inquiète par ailleurs d’une première convocation lancée par la direction qui pourrait déboucher sur des mesures de chômage partiel au rythme d’une semaine sur six.
De son côté, la direction du groupe affirme que la vente de l’usine est liée aux difficultés croissantes du secteur automobile, secteur dont dépend l’activité de Rioglass. Elle précise par ailleurs que les équipements dont le financement avait été partiellement assuré par Thompson resteront sur place. « Nous perdons plusieurs millions d’euros dans la transaction », assure Michel Dejean, secrétaire général de Rioglass.
Dominique Albertini