De nombreux invités français et étrangers étaient présents, notamment des représentants de
syndicats d’Europe et du Maghreb ainsi que Marchello Malentachi, secrétaire général de la Fédération
Internationale des Organisations de la Métallurgie (FIOM) et Peter Scherrer, secrétaire général de la
Fédération Européenne de la Métallurgie (FEM).
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT s’est adressé sur place aux congressistes, la veille
de la manifestation « pour une retraite solidaire » Le Congrès a été suspendu le 22 mai pour participer
à cette manifestation.
Le rapport d’activité a été adopté à 83 % des mandats des délégués et la résolution générale à 80 %.
Un nouveau Bureau Fédéral (organe politique dirigeant de la FGMM) a été élu, composé de 36
membres dont 50 % de nouveaux élus et élues, provoquant un rajeunissement et une meilleure mixité
de cette instance.
Le Secrétariat National, organe exécutif de la FGMM, composé de 8 secrétaires nationaux a été
reconduit à l’identique. Il avait été profondément renouvelé au cours du mandat 2004-2008 puisque
seulement trois de ses membres étaient déjà élus dans la mandature précédente 2000-2004. Il est
composé de :
Dominique GILLIER (Secrétaire Général)
François HONORE (Secrétaire Général Adjoint)
Bernard FILLONNEAU (Secrétaire National Trésorier)
Patricia BLANCARD (Secrétaire Nationale)
Vincent BOTTAZZI (Secrétaire National)
Jean-Luc COLLIN (Secrétaire National)
Philippe PORTIER (Secrétaire National)
Mario STERI (Secrétaire National)
Les interventions des syndicats ont porté sur les réalités vécues par les salariés dans les entreprises,
notamment les problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat et de conditions de travail. L’emploi des
seniors et la pénibilité du travail, en lien avec les retraites, ont été également beaucoup abordés, ainsi
que la position commune du 9 avril 2008 sur la représentativité.
La résolution générale a mis l’accent sur quatre priorités :
la gouvernance des entreprises : la FGMM souhaite favoriser l’émergence d’un actionnariat stable qui
raisonne sur le long terme et privilégie des politiques de pérennité des entreprises et de l’emploi ;
le développement durable, qui constitue une nécessité pour la vie sur la planète mais aussi une
opportunité de développement de l’industrie : la FGMM souhaite une politique industrielle, française et
européenne orientée dans ce but et qui soutienne l’industrie ;
la sécurisation des parcours professionnels : la FGMM souhaite que tous les dispositifs existants
(entretien annuel, passeport formation, VAE, bilan professionnel...) s’articulent autour du « bilan
d’étape professionnel » créé par l’accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail
complété par un dispositif interne ou externe à l’entreprise, de conseil et d’accompagnement du projet
professionnel de chacun.
la syndicalisation des jeunes : les syndicats de la FGMM ont adopté une charte en ce sens, qui les
engage à développer des pratiques d’accueil des jeunes embauchés dans les entreprises, quel que soit
leur contrat de travail. 100 jeunes délégués au congrès avaient préalablement organisé une enquête
auprès des jeunes sur leur perception du travail et des syndicats. Les résultats de cette enquête ont
été présentés au congrès
[1] la
FGMM-CFDT compte 80 000 adhérents repartis sur quelque 4 000 sections syndicales d’entreprises