L’informatique français encerclé par les Indiens ?
Après les délocalisations dans les secteurs traditionnels, le secteur de l’informatique va-t-il connaître le même déplacement de main d’œuvre ? La concurrence de l’Inde inquiète, même si le recours à l’offshore reste pour l’instant marginal en France.
À l’heure où le débat sur le référendum en France a marqué les esprits et a révélé au grand jour les peurs de l’insécurité sociale, un mot à fait recette : « délocalisation ». Mais le plombier polonais n’a-t-il pas occulté des débats l’informaticien indien ? La délocalisation dans le monde des technologies de l’information porte un nom : l’offshore. Elle a un protagoniste, qui aimante 80 % des contrats : l’Inde. Et une histoire : 40 % des entreprises américaines se droguent à l’offshore. suite...
Malgré un marché du travail porteur, les cadres ont le moral en berne
EMPLOI Avec 160 000 recrutements attendus en 2005, l’année marque une forte reprise que 2006 devrait consolider
Un moral en berne sur un marché de l’emploi en bonne forme : les cadres vivent aujourd’hui une situation paradoxale. Alors que l’année 2005 « s’annonce comme un bon cru » sur le front du recrutement, avec une hausse « possible » de 8% à 160 000 postes, rarement les cadres n’auront exprimé un malaise aussi profond. Ce constat que formule l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), dans une étude publiée hier, s’explique par la « mondialisation et l’intranquillité permanente ».
Explications de l’Apec. Depuis le début des années 2000, la relation entre les cadres et leur entreprise a profondément évolué.
D’un modèle entrepreneurial plaçant le cadre au centre du processus de décisions, l’économie est progressivement passée à un système financier dans lequel les cadres ressentent « un amoindrissement du lien avec l’entreprise, un sentiment de vulnérabilité et un individualisme grandissant » suite...
Danger sur la représentation du personnel
La CFDT dénonce un risque de « déperdition des mandats » des délégués du personnel et des élus de CE après leur passage de deux à quatre ans. suite...
L’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi passe encore par le diplôme
Selon l’enquête du Cereq, les jeunes qui ont fait leurs premiers pas dans la vie active en 2001 ont connu des trajectoires très morcelées.
L’école est finie... les vacances aussi. C’est le moment de chercher un emploi. « Du taf », comme disent les jeunes. En 2001, ils étaient 762 000 à quitter le système éducatif et à entrer pour la première fois dans la vie active. Qui sont-ils ? Que sont-ils devenus au bout de trois ans ? suite...
"Sur ce dossier crucial, l’Etat improvise et manque de visibilité"
Jean-Pierre Aubert, chef de la MIME
LE MONDE | 22.09.05 | 13h25
omment réagissez-vous à la suppression de la Mission interministérielle sur les mutations économiques (MIME) ?
Il ne faut pas que ce soit une régression car chacun des acteurs, dont nous avons essayé de coordonner les interventions pour mieux anticiper les restructurations, peut être tenté de reprendre ses billes. La disparition de la MIME peut laisser sur le carreau beaucoup de nos interlocuteurs qui ne sauront plus à qui s’adresser.
(...)
Nous sommes intervenus sur des dizaines de dossiers (LG Philips à Dreux, Arc International à Saint-Omer, Mitsubishi à Rennes, etc.) avec plus ou moins de succès, bien évidemment.
l’article complet
Restructurations : l’Etat supprime son principal outil d’intervention
La mission interministérielle sur les mutations économiques (MIME) vit ses derniers jours. Dominique de Villepin devrait officialiser la décision au plus tard à la mi-octobre, soit à l’occasion d’un conseil des ministres, soit au cours du prochain Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT).
La MIME va être ainsi remplacée par une nouvelle direction créée au sein de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar). Et disparaître au moment même où la Drôme voit s’évanouir son activité dans la chaussure et où Grenoble s’inquiète des importantes suppressions d’emplois annoncées par le groupe informatique Hewlett-Packard.
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LES CADRES EN 2005 : QUELLES REALITES ?
La reconnaissance des compétences comme antidote du malaise Dans un contexte économique morose, le marché de l’emploi cadre tire son épingle du jeu. Pour preuve, 2005 s’annonce comme un bon cru. Le volume des recrutements pourrait s’établir à 160 000, soit une hausse possible de 8% par rapport à 2004. Pourtant, les cadres semblent avoir une vision pessimiste de ce marché, et l’on parle couramment d’un « malaise » qui les affecterait. Face à ce constat, l’Apec a voulu aller plus loin et comprendre les mécanismes à l’oeuvre. Au-delà de cette analyse, l’objectif est de leur donner des pistes pour leur permettre « d’agir » sur n marché qui reste porteur. u Pour Catherine Martin, Présidente de l’Apec, « il ressort de l’analyse deux points clés. Premier point : on peut certes parler de malaise, mais les cadres restent fortement motivés et déclarent avoir du plaisir à aller travailler. Deuxième point : la reconnaissance par les managers des compétences des cadres, de leurs efforts et de leurs résultats pourrait bien être l’antidote de leur malaise. Au-delà de l’entreprise, c’est sur le marché que les cadres vont pouvoir valoriser leurs ompétences. »
Mondialisation et « intranquillité » permanente : les signes flagrants d’un malaise
lire le document PDF de l’APEC