est faux, archi faux, d’attribuer aux 35 h tous les maux.
N’oublions pas :
Que beaucoup de salariés ne bénéficient toujours pas
de la RTT ;
Qu’elles ont permis la création de centaines de milliers
d’emplois ;
Qu’elles n’ont pas diminué la croissance après leur mise
en oeuvre, elle était supérieure à la croissance actuelle ;
Qu’elles ont donné du temps libre à beaucoup de salariés,
améliorant la qualité de vie familiale, culturelle,
sociale, de loisirs ..., permettant de consacrer du temps
à d’autres activités utiles ;
Qu’elles se soient mises en place avec des contreparties
d’aménagement de l’organisation du travail
qui ont amélioré la compétitivité des entreprises en
introduisant de la flexibilité ;
Qu’elles ont été négociées entreprise par entreprise
;
Que les entreprises disposent de souplesses dans leur
application, notamment de contingents d’heures supplémentaires,
parfois même excessifs ;
Qu’en France les salariés ont un des niveaux de productivité
les plus élevés ;
Que des millions de salariés chômeurs ou à temps
partiel contraint attendent un emploi ;
Que ce sont surtout les jeunes et les seniors qui sont
exclus de l’emploi (sur ces catégories, la France se distingue
tristement par des taux records de chômage).
REMETTRE EN CAUSE LES 35 H CE SERAIT REMETTRE EN CAUSE TOUS LES ÉQUILIBRES QUI ONT ÉTÉ NÉGOCIÉS.
SUPPRIMER LA DURÉE LÉGALE DU TRAVAIL
... CE SERAIT OUVRIR LA
PORTE AUX PIRES ABUS
... N’AMÉLIORERA PAS LE POUVOIR D’ACHAT
... Notamment dans certains secteurs
où les salariés sont déjà victimes d’horaires
très élevés. Ce serait prendre le
risque d’une dégradation de la santé des
salariés, ouvrir la porte à des inégalités
entre salariés.
Prétendre que pour gagner plus il faut travailler plus, c’est
donner aux employeurs le droit de décider de qui gagnera plus
puisque ce sont eux qui décident seuls des heures supplémentaires
qui s’imposent aux salariés. Ce serait en outre rendre
impossible le calcul des heures supplémentaires et donc leur
contrôle et leur majoration.
POUR REDONNER DU POUVOIR D’ACHAT AUX SALARIÉS,
C’EST AILLEURS QU’IL FAUT AGIR
Les entreprises doivent donner des marges à
la négociation des salaires. Elles font des
bénéfices records, distribuent des dividendes
aux actionnaires, privilégient le cours de l’action
et les rémunérations de leurs dirigeants
s’envolent.
Les compétences des salariés doivent
être reconnues, la formation et l’organisation
du travail doivent permettre d’augmenter la qualification
des salariés et ainsi les salaires.
Les salaires minima conventionnels doivent être
revalorisés.
Les inégalités salariales doivent être corrigées :
égalité professionnelle Hommes/Femmes, relèvement
des bas salaires, réduction des écarts hiérarchiques ou
sur des mêmes fonctions.