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Salaires des informaticiens : les disparités subsistent

octobre 2007
revue de presse
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—« Actualité »—
L’étude annuelle de l’Apec sur les salaires des cadres confirme la tendance. En matière de rémunération, les écarts sont nombreux.

Comme chaque année, l’ Apec (Association pour l’emploi des cadres) vient de publier son enquête sur les salaires en 2007. Pour cela, elle a interrogé 13 000 cadres en poste et près de 6 000 entreprises. L’étude révèle le salaire brut annuel moyen d’un cadre : 47 000 euros. L’informaticien, lui, gagne en moyenne 42 000 euros en 2007.

Avec son lot d’inégalités. Ainsi, on trouve des cadres qui gagnent moins de 36 000 euros, notamment dans des fonctions de développement et d’intégration informatique, et en haut de l’échelle, le directeur informatique qui touche plus de 58 000 euros. Sans surprise, le sexe reste un facteur discriminant dans les grilles de rémunération des cadres. Ainsi, le salaire moyen des hommes est de 17 % plus élevé que celui des femmes.

Quant au niveau de formation, il n’a en général que très peu d’effet sur les salaires. On est toutefois mieux loti quand on sort d’une école d’ingénieur et de commerce que de l’université, excepté lorsque l’on a un bac +6.

D’autres facteurs influent sur le niveau de rémunération. La responsabilité hiérarchique, par exemple. Rien de surprenant : le cadre en charge de la gestion d’une équipe est mieux payé. Dans l’informatique, ce type de responsabilité débouche sur un salaire 20 % supérieur. Autre facteur à prendre en compte : le montant du budget géré par le manager. Pour les commerciaux, par exemple, l’écart de rémunération entre la gestion d’un petit budget et celle d’un plus gros budget est de l’ordre de 10 à 15 %. Pour les informaticiens, il est le double (30 %).

Plus 35 % de salaire à l’étranger

Le lieu de travail est bel et bien à l’origine de nombreuses disparités. En Ile-de-France, le salaire des informaticiens est supérieur de 18 % à celui de leurs confrères en province. L’étranger représente une véritable opportunité pour gagner plus. A titre d’exemple, un informaticien va gagner, en moyenne 41 000 euros en France et 55 000 euros dans un autre pays. Reste que dans cette fonction, le gros des troupes est très largement concentré en Ile-de-France, notamment à cause de la présence de nombreux sièges sociaux.

Moins de cinq ans d’expérience

Dans son étude, l’Apec se focalise tout particulièrement sur le cas des sociétés de services informatiques. En moyenne, la rémunération à l’embauche des informaticiens dans ce type de société est de 34 000 euros et la plupart des salaires (80 %) se situent entre 24 et 48 000 euros.

Dans les SSII, les informaticiens dotés de moins de cinq ans d’expérience ont la cote : ils représentent 71 % des recrutements. Les moins bien lotis, sont les cadres dotés de plus de dix ans d’expérience (moins de 10 % des recrutements). Ceux-là sont malheureusement très vite considérés comme des « seniors » et sont confrontés à de vraies difficultés sur le marché de l’emploi.

Généralement, un cadre qui a de la bouteille débute à 45 000 euros tandis qu’un jeune diplômé, sur le marché du travail depuis moins d’un an, est embauché à 28 000 euros. Enfin, l’étude précise que les trois quarts des salaires à l’embauche sont conformes à ce que les recruteurs avaient envisagé en amont de leurs recrutements.

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