Les uns trient les petits appareils ménagers au rebut, d’autres dégazent les compresseurs de réfrigérateurs.
« Nous avons investi 300 000 € dans cette ligne. Les CFC, gaz très polluants, sont récupérés en circuit fermé, ainsi que l’huile, prête à être recyclée », détaille René-Bernard Gallard, directeur des exploitations chez Véolia Propreté.
Le groupe a démarré l’activité pour répondre au marché du recyclage des fameux D3E, les déchets d’équipements électriques et électroniques. Et répondre à la demande de Thomson qui espère ainsi reclasser une partie de ses salariés, dans le cadre du plan social en cours.
Une étape en attendant la construction de la nouvelle usine, dont la première pierre devrait être posée dans les prochaines semaines, sur le parc d’activité, à Saint-Sylvain-d’Anjou.
« Ce centre de traitement sera le plus important, le plus complet et le plus sophistiqué pour Véolia Propreté. » Plusieurs bâtiments sont prévus, d’une surface couverte totale d’un hectare, pour un investissement de 15 millions d’euros dont 8 millions pour le processus de traitement.
Valoriser le plus possible
La dépollution des vieux réfrigérateurs est un bon exemple. Mais aussi la récupération des métaux et des composants électroniques, le tri des plastiques. « Nous nous sommes fixé un taux de valorisation global de 94 % dont 85 % en recyclage matière. Des pourcentages bien supérieurs à la directive européenne. » L’usine couvrira tout le Grand Ouest, avec pour clients les éco-organismes (Eco-Systèmes, Ecologic et ERP), mandatés par les industriels et les distributeurs.
Elle y associe Arceau Anjou, l’entreprise adaptée pour les traumatisés crâniens, qui démantèle déjà des téléviseurs. Et Envie Anjou, entreprise d’insertion, ainsi que ses unités dans l’Ouest, pour assurer la collecte et la logistique. Le tout avec le soutien des industriels locaux : A Novo, Bull, Nec et, bien sûr, Thomson.
La nouvelle unité démarrera en décembre prochain, avec 50 salariés dont 40 ex-Thomson. Elle montera en puissance, avec 120 salariés prévus début 2009. L’usine devrait alors recycler 350 000 réfrigérateurs et congélateurs, 26 000 tonnes d’écrans et petit électroménager, sans compter les produits des professionnels. « L’outil sera innovant, assure René-Bernard Gallard. Avec des performances encore inégalées en France. »
Jean-Michel HANSEN.