Les cadres juniors et les cadres experts ont bénéficié en moyenne d’une augmentation de 2,1 % alors que les cadres intermédiaires et les cadres dirigeants ont vu leur salaire croître en moyenne de 1,9 %.
Trois fonctions se détachent de la moyenne : la vente et le service client (+2,2 %), le marketing (+2,3 % ), et le système d’information (+2,1 %).
Les analystes financiers ont en moyenne connu une progression de leur salaire brut annuel de l’ordre de 3,8%,
les directeurs marketing de l’ordre de 3,1%,
et les consultants en informatique de l’ordre de 3%.
A l’opposé, les directeurs de la production (+1,1 %), les responsables rémunérations (+1,2 %) et les directeurs des achats ont bénéficié des augmentations les plus faibles par rapport à l’ensemble des cadres.
L’étude de l’Apec note également des différences selon la taille des entreprises : dans les PME, les salaires bruts ont progressé de 2,1 % alors qu’ils ont augmenté de 1,9% dans les entreprises de plus de 500 salariés.
Davantage de cadres rémunérés en variable. Le nombre de cadres qui perçoivent une partie variable (13ème mois, intéressement, participation, plan d’actionnariat, plan d’option sur titres) dans leur rémunération a fortement augmenté ces 10 dernières années. Ils étaient 71 % en 2005, 59 % en 1994.
Dans le même temps, le poids du salaire variable dans la rémunération annuelle brute a diminué. En 2005, 34 % de cadres perçoivent un salaire variable. Pour 54 % d’entre eux, celui-ci représente au plus 10 % de leur rémunération annuelle, contre 48 % en 1994.
A l’opposé, la proportion de cadres pour lesquels le salaire variable représente plus de 40 % de leur rémunération est deux fois moins importante qu’en 1994. Une raison majeure à ce phénomène, souligne l’étude de l’Apec : "la masse salariale en jeu sur chaque composante est allouée à un plus grand nombre d’individus, elle est donc pour chacun moins élevée."
Le salaire moyen à l’embauche est de 36 KE. 75 % des salaires à l’embauche sont compris dans la fourchette de salaires envisagée avec l’offre d’emploi. Les cas où le salaire à l’embauche est en dehors de la fourchette de salaires ne sont pourtant sont pas rares : 10 % sont inférieurs et 15 % sont supérieurs. Ces écarts montrent que la demande des entreprises s’adapte aux compétences disponibles sur le marché, notamment en termes d’expérience.