Selon une enquête européenne de 2005, 27% des travailleurs se plaignent de problèmes de santé liés à un travail stressant.
61% des Français perçoivent leur travail comme « fortement stressant », selon une autre enquête, menée par le ministère de l’Emploi de 2003.
Le stress au travail, doit être combattu par des mesures préventives d’amélioration des conditions de travail, et non traité seulement a posteriori au plan individuel comme le font nombre d’entreprises, a recommandé vendredi 25 novembre l’ [INRS].
Il faut « démonter l’idée que le stress est forcément personnel,
qu’on ne peut rien y faire et que ça peut être bon pour le salarié », propose Valérie Pezet-Langevin, psychologue du travail à l’INRS. L’INRS se refuse à parler de bon ou de mauvais
stress, préférant faire la double distinction entre stress « aigu » ou chronique, et stress choisi ou subi : quand il est ponctuel et accepté par l’individu, ses conséquences sont plus supportables que s’il dure et s’il est subi.
« Une situation stressante chronique, même choisie, sera toujours délétère », souligne Mme Chouanière, médecin épidémiologiste et chef du projet « stress au travail » : les cadres, qui subissent une surcharge de travail après une promotion pourtant choisie, sont souvent victimes de problèmes de santé, dont notamment l’infarctus du myocarde.
[INRS] Institut national de recherche en sécurité