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Rachat des jours de RTT Le gouvernement persiste dans l’erreur Un amendement au projet de loi pour le pouvoir d’achat, adopté par le Sénat, soutenu par le gouvernement, (...)

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« Ces licenciements sont injustes ! » (16 octobre 2007)

Lu Sur Ouest France Thomson : « Ces licenciements sont injustes ! » Cent salariés se sont massés, hier après-midi, dans la cour de l’usine, boulevard Gaston-Birgé. (...)
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page d’histoire : le passage en équipe à Thomson Angers au début des années 80

THOMSON ANGERS OU L’’ECHEC D’UN SYNDICALISME MODERNISTE DANS UNE USINE NATIONALISEE
     

-   « À Angers, Thomson impose le travail en équipes » (l’Humanité).
-   « Épreuve de force à Thomson Angers » (Libération).
-   « Qualité de vie contre compétitivité » (le Monde)
-   « 40 salariés refusent de travailler 35 heures » (France-Soir).
-   « Des licenciements sans suppression d’emplois » (le Nouveau Journal).
-   « Thomson Angers licencie les irréductibles » (l’Usine Nouvelle).

Première semaine des vacances d’août 1983. La presse, relayée par la radio et la télévision, fait état d’un conflit qui oppose 40 salariés - en quasi-totalité des ouvrières - à la filiale d’Angers du groupe nationalisé Thomson. Ces femmes qui fabriquent des téléviseurs dans une des usines les plus modernes d’Europe ont jusque-là refusé toutes les propositions, y compris les plus alléchantes a priori (3 équipes alternantes de 30 heures par semaine), qui les obligeraient à abandonner le travail à la journée (7 h 30 - 16 h 30, soit 38 heures 30 par semaine). "Le travail en équipes, c’est une mort lente", disent-elles. Pas question d’accepter.

Ce conflit, qui avait débuté en avril 1981 par un débrayage de plus de mille personnes affirmant leur refus du passage en équipes, se terminera en octobre 1983 par le licenciement des neuf derniers réfractaires, huit ouvrières et un technicien. Entre ces deux dates, un conflit original : ni grève, ni négociation mais une tentative avortée d’une contre-proposition syndicale CFDT visant à concilier les arguments patronaux sur la nécessité économique du travail en équipes et le refus des ouvrières. Que ce conflit se soit constamment greffé sur les enjeux politiques et économiques des effets industriels et sociaux des nationalisations le rend plus significatif encore. D’une certaine manière ce qui s’est passé à Angers est révélateur de l’absence - ou de l’impossibilité - d’une politique de gauche à l’intérieur des entreprises.

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Source : Marie-Victoire Louis
THOMSON ANGERS OU L’’ECHEC D’UN SYNDICALISME MODERNISTE DANS UNE USINE NATIONALISEE
Les Temps Modernes
La modernisation : enjeux et questions
41 ème année. Mars 1986. N° 476
p. 117 à 158
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