Pourtant, la
FGMM constate dans sa branche, qu’un nombre croissant de salariés sont
déclarés inaptes au travail du fait qu’il n’y a pas d’adaptation des postes à
l’âge des salariés et que le travail s’intensifie. Par ailleurs, elle note que
les TMS (70 % des maladies professionnelles) touchent de plus en plus de
jeunes.
Elle se réjouit qu’une mission d’expertise sur "l’avis d’aptitude au travail"
ait été confiée par le ministère de l’Emploi à Hervé Gosselin, conseiller en
service extraordinaire à la chambre sociale de la Cour de cassation. Mais
elle espère que cette expertise n’aboutira pas une nouvelle fois à proposer
des exonérations de charges pour inciter les entreprises à garder les
salariés les plus touchés par le travail dans l’emploi.
L’assouplissement des conséquences liées à l’avis d’"inaptitude du travail"
et évoquées dans ce rapport se situe, selon elle, du côté de la prévention
des risques professionnels : il doit se traduire en matière d’ergonomie, de
polyvalence (réduction des gestes répétitifs) et d’organisation du travail.