Actualité
Contact
espace adhérent
Rechercher
agenda
mises_à_jour

Déchets électroniques : produits polluants délocalisés (1er novembre 2006)

Quand il commence un exposé sur les exportations illégales de déchets électriques et électroniques, Jim Puckett commence toujours par poser les deux mêmes questions. "Combien de (...)

TNSF St Cloud

La grève a payé à TNSF (1er novembre 2007)

Après une grève de 7 jours, les salariés ont obtenu une augmentation générale de 80 € brut par mois, 500 € en prime si la fusion en cours passe bien, et 25 000 € pour (...)
-
Aménagement du temps de travail - Congés - Absences
-
Déplacement
-
Egalité Professionnelle - discrimination
-
Emploi-Formation
-
Instance Représentative du Personnel
-
Plan social
-
Préretraite
-
Prévoyance -Santé
-
R.S.E.
-
Rémunération
-
Santé au travail
-
Sous traitance
 
FGMM
   
Groupe
   
R&D - Rennes
   
TGV Conflans
   
TGV Rennes
   
TGV Brest
   
Genlis
   
Angers
   
Boulogne
   
TNSF St Cloud
   
Autres Articles

R.S.E.

Les grands groupes font du développement durable un outil de productivité

4 septembre 2006
revue de presse
<< Précédent       Suivant >>
Chaque abonné de France Télécom qui optera pour une facture électronique au détriment d’une facture papier permettra au World Wildlife Fund (WWF) de toucher un euro. LVMH encourage le covoiturage chez ses salariés pour réduire les émissions de CO2 et a renoncé à transporter ses produits de luxe par avion, au profit du bateau, pour réduire les coûts et protéger l’environnement. Chez L’Oréal, la limitation des déchets fait l’objet d’une politique qui a entraîné une réduction de 22 % des rejets en 2005 bien que la production augmentait de 11 %...

Tous ces exemples sont extraits des rapports 2005 sur le développement durable que les grandes entreprises cotées en Bourse sont contraintes de rédiger depuis le vote, en février 2002, de la loi sur les Nouvelles régulations économiques (NRE). Ce texte oblige les entreprises à intégrer à leur rapport annuel - ou à publier à part - un volet sur les conséquences sociales, territoriales et environnementales de leurs activités.

Cette nouvelle obligation légale n’a pas spécialement réjoui les entreprises et a donc démarré lentement. Mais après réflexion, en 2005, la plupart se sont appuyées sur cette contrainte pour en faire un outil de productivité. Aujourd’hui, plus de 90 % des grandes entreprises ont publié un rapport spécifique sur le développement durable. Les autres ont intégré un chapitre de plus de quinze pages à leur rapport annuel.

Mieux, ces rapports sont produits par des équipes dédiées au développement durable. A l’origine, ce "département" était confié à des cadres proches de la retraite, qu’il était moins coûteux d’occuper ainsi que de licencier. Mais la tendance s’est inversée. " Aujourd’hui, les nouveaux nommés sont des personnes à haut potentiel", affirme Eric Duvaud, associé du cabinet Ernst & Young, spécialisé dans l’audit développement durable.

COOPÉRATION CHEZ LES CIMENTIERS

Chez Renault, les pouvoirs du comité développement durable ont une dimension stratégique : en 2005, l’ensemble des fournisseurs a été évalué et des outils ont été créés pour aider les acheteurs à évaluer en fonction de nouvelles contraintes environnementales les sites de fabrication des sous-traitants.

Dans bon nombre de cas, le reporting développement durable va au-delà des obligations légales. Ainsi, bon nombre de rapports sont audités par des cabinets spécialisés. Selon un observatoire mis au point par Ernst & Young, " quelque 53 % des entreprises du CAC 40 ont fait vérifier la fiabilité de leur reporting environnemental ou social par un tiers".

Le niveau de vérification n’est pas encore très homogène : 60 % des entreprises font seulement valider leurs procédures. L’audit des données elles-mêmes demeure aujourd’hui encore le fait d’une minorité d’entreprises.

En revanche, le périmètre de la vérification par un tiers s’étend aussi aux données sociales en sus des données environnementales. Pour Sylvain Lambert, associé de PricewaterhouseCoopers, le reporting du groupe chimique Rhodia est "un modèle : nous avons visité 30 sites industriels dans le monde. S’ils affirment avoir réduit leurs rejets dans l’eau de 80 % à un endroit donné, nous validons ce chiffre sur le site, puis on suit le pourcentage jusqu’à sa consolidation finale dans le rapport".

Les cabinets d’audit délivrent trois types d’"assurance" : "raisonnable" (les données vérifiées sont certifiées exactes), "modérée" (des sondages n’ont pas décelé d’erreur significative) ou une simple "attestation" (l’élaboration des informations apparaît claire et documentée). Le groupe Total s’est vu attribuer ainsi une "assurance modérée" sur ses indicateurs environnementaux après que 12 sites industriels sur les 52 qui contribuent à plus de 80 % des émissions de CO2 du groupe ont fait l’objet d’une vérification externe.

La démarche "développement durable" pousse naturellement les entreprises à mettre en place des objectifs. Une sur six affiche désormais des éléments prospectifs qui permettront d’évaluer son engagement et sa capacité à les respecter. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a "décidé de bannir l’utilisation du cadmium, même s’il bénéficie d’une exemption de la communauté européenne, qui en prolonge son utilisation".

Pour Ernst & Young, tout l’enjeu est d’amener les entreprises d’un même secteur à coopérer pour élaborer des indicateurs permettant la comparaison. La grande distribution par exemple ne rend la comparaison possible que sur moins d’un tiers des indicateurs utilisés par chaque entreprise. Dans le ciment en revanche, 16 entreprises ont défini 19 indicateurs clés sur cinq enjeux considérés comme prioritaires.

Les cimentiers feront sans doute école. On évolue d’autant mieux que l’on n’attend pas d’y être obligé pour le faire.

Le monde du 4 septembre 2006
  • revue de presse
  • revue de presse
  • Sous-traitants : pour un rôle social des grandes entreprises
  • Conférence sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) à Lisbonne
  • les derniers articles

    Ce site a été réalisé sous SPIP
    il est hébergé chez NFRANCE le nom de domaine a été déposé chez DirectNom