Dans les entreprises, les négociations salariales annuelles donnent des
résultats très variables. Ici, progression régulière du pouvoir d’achat.
Ailleurs, blocage des salaires depuis plusieurs années. Des années
d’individualisation des salaires en dehors de règles définies et négociées
conduisent à l’incohérence entre salaire et qualification.
Les inégalités "homme - femme" sont régulièrement dénoncées.
Dans de
nombreuses PME, faute de négociation, les salariés ne connaissent que les
augmentations du SMIC ou du minima professionnel. Il est fréquent de
voir les salaires minima conventionnels des coefficients 140 à 215 se
retrouver ensemble au niveau du SMIC. Le gel ou la faible revalorisation
sur la valeur du point ancienneté entraîne la dégradation de la prime
d’ancienneté qui reste cependant pour de nombreux salariés la seule
forme d’évolution de carrière et de salaire.
Pour la FGMM, la redistribution des richesses et la réduction des inégalités
sont des priorités. Intéressement, participation ne peuvent être que des
compléments à une politique salariale négociée et équitable. Ce n’est pas
par l’allongement du temps de travail et les heures supplémentaires que
les salariés doivent se payer leurs augmentations de salaire.
Il faut que le patronat de la métallurgie accepte la revalorisation des
minima conventionnels et prime d’ancienneté en reconstruisant une
cohérence "salaire/classification" sur l’ensemble de la grille. Qu’il négocie
une prévoyance collective, assurant une solidarité entre les salariés des
différentes entreprises.
Il faut que les négociations s’engagent rapidement dans toutes les
entreprises où n’existent pas d’accords salariaux.