Pour les sociétés de droit privé, le Code du Travail prévoit que le secrétaire du Comité Central d’Entreprise (CCE) puisse y assister en observateur. Le CA du 19 mai 2006 portait sur l’approbation, par les administrateurs, des documents de gestion, c’est-à-dire du bilan financier et du compte de résultat 2005 : celui-ci reprenait les chiffres qui avaient été présentés à la réunion de CCE du 2 mars, avec un résultat d’exploitation de 1,4 M€ pour un chiffre d’affaires de 148 M€, ainsi que des prises de commandes s’élevant à 170,5 M€ et un carnet à 45,4 M€.
Par ailleurs, on y apprend que notre filiale envisage de vendre ses parts du RIE de Cesson-Sévigné afin d’obtenir un joli paquet de cash car c’est « son meilleur investissement jamais réalisé » ! Par contre, la situation est plus circonspecte et donc la réflexion se poursuit à propos de la vente des murs de l’ensemble du site géographique de « Thomson Rennes » : l’intérêt du cash immobilier ne doit pas en effet être contrebalancé par un coût du loyer à supporter qui viendrait dégrader le compte de résultat.
A la question du devenir des Services Généraux de Rennes, l’administrateur qui représente le groupe Thomson au sein du CA de Grass Valley confirme que le projet d’externalisation à FACEO est toujours à l’étude dans le but « d’améliorer la professionnalisation et la flexibilité », tout en reconnaissant que cela ne serait « d’aucune économie financière » ! Un autre administrateur tente d’expliquer que les 5 salariés actuels seraient ainsi mieux chargés ! Un troisième ose même prétendre que c’est dans l’intérêt de leur carrière ! Enfin, pour couronner le tout, le CA s’étonne que le représentant du CCE fasse tant cas d’une opération qui « ne touche que cinq personnes sur un millier à Rennes ! »...
Aussi, à ces technocrates qui ignorent tout autant le concours technique quotidien des salariés des Services Généraux rennais que ce que représente moralement pour un salarié le sentiment d’appartenance à une communauté de travail, on est tenté de leur rappeler, surtout à la lumière des déboires de l’externalisation de la production de Brest vers Benchmark en Thaïlande, que c’est toujours après séparation que l’on mesure la contribution des salariés à la réussite de l’entreprise !!!
C’est pourquoi, si la menace devait être mise à exécution, il faut nous tenir prêts (autour du CCE de Grass Valley et du CE de Thomson-R&D/F) à nous opposer à cette mesure de provocation inutile et tyrannique.
Comme tout symbole, il en va de l’avenir de nos emplois à tous : sachons défendre « les cinq des Services Généraux rennais » !