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Egalité Professionnelle - discrimination

accord d’entreprise visant à favoriser la mixité et l’égalité professionnelle à la SNCF

8 mars 2006
accord
revue de presse
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—« Actualité »—

L’égalité professionnelle, cheval de bataille des cheminots CFDT

Un accord sur l’égalité professionnelle a été signé le 8 mars à la SNCF. Les cheminots CFDT ont valorisé cet acquis dans les gares parisiennes, en vue des prochaines élections professionnelles.

Tee-shirts roses sur les épaules, ballons, pancartes et tracts de la même couleur à la main, les militants de la FGTE (Fédération générale des transports et de l’équipement) ne sont pas passés inaperçus, le 8 mars, dans les gares parisiennes. En pleine campagne pour les élections professionnelles à la SNCF, qui auront lieu le 23 mars, les cheminots CFDT ont ainsi valorisé les avancées obtenues dans l’accord sur l’égalité professionnelle, signé le matin même par les neuf organisations syndicales de l’entreprise ferroviaire. Une démarche appréciée des salariés comme des voyageurs en cette journée internationale des femmes. « C’est un accord important, dans une entreprise qui ne comprend que 17 % de femmes dans ses effectifs », souligne Joël Lecoq, secrétaire général de la FGTE. « Cet accord comprend plusieurs thèmes, explique Véronique Lenfant, qui mène la campagne électorale. Le recrutement, l’égalité salariale, mais aussi la prise en compte de la maternité et des modes de garde, un sujet sur lequel la CFDT a beaucoup travaillé. La maternité a longtemps été considérée comme une maladie à la SNCF, ce n’est plus le cas.  »

Changement de mentalité. Patrice Gandriau, responsable de la branche “ Activités ferroviaires ” de la fédération, constate que « les mentalités ont changé à la SNCF, qui est longtemps restée un univers de machos. Les femmes étaient cantonnées aux postes de vente. Elles sont de plus en plus intégrées à la conduite ou à l’entretien mécanique des trains ». Patrice Gandriau insiste sur la prise en compte de la vie privée que permettra l’accord. « Il est aussi dans l’intérêt de la SNCF que ses salariées aient une vie privée sereine. » François Chérèque souligne que, « quand les femmes arrivent sur un métier, elles améliorent les conditions de travail des hommes, car ces derniers ont tendance à accepter des conditions plus difficiles ».

Désormais, les cheminots CFDT vont suivre de près l’application de cet accord, qui prévoit un suivi à tous les niveaux de représentation du personnel. À une semaine des élections, ils vont continuer à promouvoir auprès des agents le syndicalisme de contractualisation qu’ils défendent, avec l’appui de la Confédération. « Il y a eu des moments difficiles, mais il y a aujourd’hui beaucoup d’enthousiasme dans cette équipe totalement investie dans l’action syndicale », affirme ainsi François Chérèque, venu soutenir cet accord auprès des militants. L’objectif est clair : «  La CFDT doit redevenir une grande organisation syndicale à la SNCF. »


La plupart des syndicats de cheminots, dont la CGT, majoritaire, signeront mercredi 8 mars, à l’occasion de la journée de la femme, un accord d’entreprise visant à favoriser la mixité et l’égalité professionnelle hommes-femmes, a-t-on appris lundi de sources syndicales.

La CGT-Cheminots, la Fgaac (autonomes), l’Unsa, la CFDT et FO-Cheminots ont indiqué à l’AFP qu’ils allaient signer cet accord. Sud Rail, deuxième syndicat, "n’a pas fini de consulter" mais "devrait a priori le signer", selon sa responsable Sylvie Rouquette.

La CFTC et la CFE-CGC n’avaient pu être joints lundi en début de soirée.

La direction n’a pas souhaité s’exprimer.

Dans un communiqué, la CGT estime que cet accord contient "des avancées importantes pour les femmes et les hommes" sur des points comme le recrutement, le déroulement de carrière, la garde d’enfants ou l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale.

Il prévoit, selon la CGT, la création d’une "indemnité journalière parentalité pour les congés de maternité, d’adoption et de paternité" qui s’appliquera "aux femmes comme aux hommes".

L’accord instaure également la "neutralisation des incidences du congé maternité sur la date de régularisation des attachées et jeunes cadres", ajoute la CGT.

"La lutte contre les préjugés, les stéréotypes est renforcée", poursuit la CGT, qui souligne que "les recrutements féminins ont progressé ces dernières années notamment avec l’accord RTT", faisant passer le pourcentage de cheminotes de "13 à 17%".

Concernant la garde d’enfants, un "chef de projet" est mis en place pour "rechercher des solutions innovantes".

Alors que l’écart salarial mensuel brut entre hommes et femmes à la SNCF est "d’environ 6%", la direction a "admis en discuter", selon le syndicat.

Le communiqué AFP

Témoignage

Claudia, un enfant et une carrière qui reste à quai

Claudia Fala a été embauchée comme agent d’accueil et de service à la gare d’Haussmann-Magenta en 1999. Alors célibataire et sans enfant, elle accepte de travailler en horaires décalés, de 5 h 45 à 13 h 30 ou de 16 heures à minuit.

Lorsqu’elle met au monde son fils, qui a maintenant 19 mois, la situation devient délicate. Séparée de son compagnon, elle doit jongler avec les horaires. « Les crèches étant ouvertes de 7 heures à 18 heures, je devais m’arranger avec le père de mon enfant pour les gardes. Il m’arrivait de devoir le laisser seul chez moi pendant quelques minutes, la SNCF pénalisant le moindre retard.

J’ai évidemment demandé un poste de jour. Ça a été un an de galère avant de l’obtenir, il y a trois semaines. » Claudia travaille à présent de 9 heures à 17 heures, mais sur un poste moins qualifié : « Ma carrière est pour l’instant bloquée. »

À la SNCF, maternité et déroulé de carrière ne font pas encore bon ménage.

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