Compte rendu
Après le Comité de Groupe du 28 juin : Quel avenir ?
Déclaration intersyndicale CFDT-CGC-CGT-FO lue lors de ce comité de groupe
Nous savons aujourd’hui que la production de Genlis, Gray, Bagneux et Angers, ne sont plus dans le cœur de métier du Groupe.
Thomson depuis quelques années essaye de trouver des solutions pour éviter une casse sociale via la recherche de repreneur ou de partenariat.
Le groupe pour l’instant maintien sous perfusion plusieurs sites.
La production de Brest, puis à terme Rennes, bien qu’au cœur du métier du groupe, ne peut rivaliser fasse à la production des pays émergeant.
Ceci signifie qu’à très court terme, 4.000 emplois sont menacés en France.
Sur la plupart des sites nous entendons régulièrement que le fait de produire coûte plus cher au groupe que de ne rien faire.
Nous souhaitons que le groupe annonce clairement sa position par rapport à ces faits.
Nous connaissons tous la limite de l’exercice de recherche de repreneur.
Nous, représentant des salariés au Comité de Groupe, nous vous demandons dès aujourd’hui de mettre en place de réelles reconversions via les formations, même de très longue durée c’est-à-dire pouvant aller jusqu’à 3 ans, avec maintien de la rémunération et de la protection sociale des salariés concernés.
Ces formations centrées sur les emplois peu délocalisables, après une période de remise à niveau, devraient conduire soit à maintenir l’employabilité des salariés, soit à un diplôme ou soit au passage de concours. Ces métiers doivent conduire à un emploi pour chacun.
Pour atteindre ces objectifs, ces formations doivent s’appuyer sur l’analyse du bassin d’emploi et des métiers en manque d’effectif qu’ils soient publics ou privés.
Pour le groupe, ce choix clair lui permettrait de communiquer sur une certaine responsabilité sociale : Plutôt que de continuer cette hémorragie d’énergie et d’argent, un tel dispositif permettrait de recentrer toutes les ressources financières sur des reconversions via de la formation et l’accompagnement de projet personnel plutôt que de continuer à maintenir une activité condamnée car sans avenir en France.
Pour les salariés ceci permettrait de voir enfin un avenir et d’en devenir acteur.
Nous ne voulons pas que Thomson transfert ses plans sociaux chez d’éventuels repreneurs. L’accord TTE nous rappelle, si cela était encore nécessaire, la précarité des personnels dans des activités qui ne sont plus viables en France.
Ce que Thomson ne peut maintenir, le repreneur dans le même domaine ne le pourra pas plus.